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ÉCONOMIE DU SPORT

La maintenance des infrastructures sportives, un gisement d’emplois durables ?

La maintenance des infrastructures sportives peut-elle devenir une filière économique durable en Afrique ? Emplois, compétences, PME, exploitation et gestion d’actifs.

Rémy Ebanega — Fondateur, Akong Sport Consulting 30.01.2026 16 min de lecture

Les politiques sportives accordent naturellement beaucoup d’attention à la construction. Un stade inauguré, un gymnase rénové ou un nouveau complexe multisports constituent des réalisations immédiatement visibles. Ils matérialisent l’investissement public et peuvent transformer l’image d’un territoire. Pourtant, la véritable vie économique d’une infrastructure sportive ne commence pas le jour où le chantier s’achève. Elle commence précisément à ce moment-là.

À partir de son ouverture, il faut faire fonctionner l’équipement, entretenir ses installations, contrôler sa sécurité, préserver ses terrains, assurer son nettoyage, maintenir ses réseaux électriques et informatiques, renouveler certains matériels, gérer les accès, préparer les événements et intervenir lorsque des équipements arrivent en fin de vie. Ces opérations sont moins spectaculaires qu’une inauguration, mais elles déterminent directement la durée pendant laquelle l’investissement initial restera réellement utile.

La FIFA le souligne clairement dans ses directives consacrées aux stades : une fois la construction terminée, le stade cesse d’être un projet pour devenir une exploitation permanente. C’est également pendant cette phase que la majorité des coûts de son cycle de vie sont supportés et que les revenus, les impacts et les objectifs de durabilité doivent réellement être produits. Les directives FIFA sur l’exploitation des stades insistent sur cette logique de cycle de vie.

Cycle de vie — l’essentiel se joue après la construction

Selon les directives de la FIFA, la majorité des coûts du cycle de vie d’un stade interviennent pendant sa phase d’exploitation, et non pendant sa seule construction.

Cette réalité change profondément la manière d’aborder les infrastructures sportives. Le débat ne devrait plus seulement porter sur la capacité à financer leur construction. Il devrait également intégrer une question beaucoup plus longue : qui fera vivre l’équipement pendant les vingt ou trente années suivantes, avec quelles compétences, quel budget, quels prestataires et quel modèle d’exploitation ?

C’est précisément à cet endroit que la maintenance peut devenir un véritable sujet de développement économique.

Construire un équipement crée un chantier ; l’exploiter crée une activité récurrente

La construction d’une grande infrastructure mobilise pendant plusieurs mois ou plusieurs années des entreprises de bâtiment, des ingénieurs, des ouvriers, des fournisseurs et de nombreux sous-traitants. Cette activité peut être considérable, mais elle diminue naturellement une fois les travaux terminés.

L’exploitation fonctionne différemment. Tant que l’infrastructure reste ouverte, elle continue à produire des besoins.

Une pelouse doit être entretenue. Les réseaux électriques et les groupes électrogènes doivent être contrôlés. Les ascenseurs, systèmes de sécurité incendie, équipements audiovisuels, installations sanitaires, systèmes informatiques et dispositifs de contrôle d’accès nécessitent des inspections et des interventions. À cela s’ajoutent le nettoyage, la sécurité, la maintenance des espaces verts, la gestion technique, la restauration, la billetterie ou encore le soutien aux événements.

La FIFA regroupe précisément ces fonctions dans ce qu’elle appelle le facility management. Celui-ci comprend notamment la maintenance, les tests et inspections, le nettoyage, les équipements de sécurité incendie, les systèmes de sûreté, l’informatique et l’audiovisuel, les petites rénovations, la continuité d’activité ainsi que le support technique pendant les événements. Cette fonction constitue une composante structurante de l’exploitation d’un stade.

L’infrastructure sportive devient donc potentiellement un écosystème de services, et pas uniquement un bâtiment.

Cette distinction est importante lorsqu’on parle d’emploi. La maintenance ne garantit pas automatiquement la création d’emplois permanents. En revanche, un parc d’équipements régulièrement utilisé et correctement financé crée une demande récurrente susceptible de soutenir des techniciens, des entreprises spécialisées et des prestataires locaux sur plusieurs années.

Dans les grands stades, la structure d’exploitation est d’ailleurs beaucoup plus large que la seule fonction technique. La FIFA distingue notamment le facility management, la gestion des événements, la sécurité, le marketing et les ventes, l’hospitalité et la restauration, complétés par les fonctions financières, juridiques, RH et communication. Lors des grands événements, cette organisation peut temporairement mobiliser plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de personnes.

Il faut évidemment distinguer ces emplois événementiels des fonctions permanentes. Mais ils montrent l’ampleur de l’activité susceptible de se structurer autour d’une infrastructure dès lors qu’elle est utilisée régulièrement.

En Afrique, la question change d’échelle avec le développement du parc d’infrastructures

Cette problématique devient particulièrement importante pour les pays africains qui ont beaucoup investi dans de nouveaux équipements sportifs ou dans la rénovation de leur patrimoine.

La Côte d’Ivoire offre un exemple intéressant. Après la CAN 2023, l’Office national des Sports s’est retrouvé chargé d’un patrimoine comprenant six stades modernes, 24 terrains d’entraînement, trois cités CAN et un hôtel, répartis dans plusieurs villes. En juin 2024, l’ONS indiquait déjà travailler sur la gestion de ces actifs, notamment en envisageant des conventions de gestion et la mise sous gérance de certaines infrastructures d’hébergement. L’après-CAN a ainsi immédiatement posé la question de l’exploitation du nouveau patrimoine.

Côte d’Ivoire — un nouveau patrimoine à exploiter

L’héritage de la CAN 2023 comprend notamment 6 stades, 24 terrains d’entraînement, 3 cités d’hébergement et 1 hôtel. Leur valeur future dépend désormais de leur utilisation, de leur entretien et de leur modèle de gestion.

Deux ans plus tard, le sujet reste pleinement opérationnel. En juin 2026, l’ONS a lancé une nouvelle campagne d’entretien des pelouses des stades de la CAN et de plusieurs terrains d’entraînement. Les interventions comprennent notamment la scarification, l’aération profonde des sols et le sablage des surfaces.

Ce type d’opération permet de comprendre ce que recouvre réellement la maintenance. Il ne suffit pas d’affecter quelques agents à l’entretien général d’un stade. Certaines interventions nécessitent des compétences, du matériel, des calendriers techniques et des méthodes spécialisées.

Le même phénomène existe ailleurs sur le continent. Au Ghana, le Baba Yara Sports Stadium a été temporairement fermé en septembre 2024 afin de permettre des travaux d’entretien de la pelouse, tandis que le Tamale Sports Stadium faisait l’objet quelques semaines plus tard d’un programme de rénovation du terrain et de remise à niveau de certaines installations.

Ces exemples montrent que la construction constitue seulement la première étape. Plus le patrimoine sportif d’un pays augmente, plus il crée mécaniquement un besoin d’organisation, de compétences techniques et de financement de long terme.

Le véritable marché se trouve dans la maintenance préventive, pas uniquement dans la réparation

Une faiblesse fréquente consiste à entretenir une infrastructure principalement lorsqu’un problème apparaît.

Une pompe tombe en panne, un éclairage ne fonctionne plus, une pelouse devient impraticable ou un équipement de sécurité doit être remplacé. L’intervention devient alors urgente et les coûts sont engagés pour remettre l’installation en état.

Cette logique correspond à ce que la FIFA qualifie de maintenance réactive : attendre qu’un équipement tombe en panne avant d’intervenir. Ses directives considèrent cette approche comme inadaptée à un stade, notamment parce qu’une défaillance sur un élément critique peut conduire au report d’un événement, à une dégradation de l’expérience des utilisateurs ou à un risque de sécurité.

L’alternative est la maintenance préventive : intervenir selon un calendrier ou un nombre d’heures d’utilisation avant que la panne ne survienne. Un niveau supplémentaire consiste à utiliser la maintenance conditionnelle, où l’état de l’équipement est régulièrement contrôlé et l’intervention déclenchée lorsque certains indicateurs montrent une dégradation.

Ce changement paraît très technique, mais ses conséquences économiques sont importantes. Une organisation qui attend systématiquement les pannes achète essentiellement de la réparation. Une organisation qui planifie son entretien crée une demande beaucoup plus prévisible : contrats annuels, inspections, contrôles périodiques, fournitures, interventions spécialisées et renouvellement programmé.

La maintenance devient une filière économique lorsqu’elle cesse d’être une dépense imprévisible pour devenir une activité programmée.

Pour des PME locales, cette différence est fondamentale. Une entreprise investira plus facilement dans des équipements, recrutera des techniciens ou formera du personnel si elle peut anticiper plusieurs années de demande plutôt qu’attendre quelques interventions ponctuelles.

Le coût de la non-maintenance finit souvent par revenir sous forme de réhabilitation

Reporter l’entretien peut donner l’impression de réaliser une économie budgétaire. Mais cette économie peut être largement temporaire.

La FIFA souligne qu’un entretien différé peut générer des dépenses beaucoup plus importantes dans les années suivantes. Elle recommande pour cette raison que les exploitants disposent d’un plan de maintenance de long terme, intégrant également le remplacement des équipements arrivant à la fin de leur durée de vie. Elle évoque même le recours à des fonds spécifiquement provisionnés pour absorber les années où plusieurs remplacements importants doivent intervenir simultanément.

Cette logique devrait être intégrée dès la décision d’investissement.

Un système de climatisation, une pelouse, un groupe électrogène, un ascenseur, un système de vidéosurveillance ou un écran géant n’ont pas la même durée de vie. Certains composants devront être remplacés plusieurs fois alors que la structure principale du bâtiment restera utilisable.

Ne pas prévoir ces cycles revient à reporter la facture vers le futur. L’infrastructure peut alors connaître une succession classique : construction, période de bon fonctionnement, réduction progressive de l’entretien, dégradation, puis nécessité d’une réhabilitation lourde quelques années plus tard.

La question économique n’est donc plus simplement de savoir combien coûte la maintenance annuelle. Il faut également demander : combien coûtera l’absence de maintenance dans cinq ou dix ans ?

Le modèle de maintenance devrait être conçu avant même la construction

Cette réflexion conduit à une autre évolution importante : l’exploitation ne devrait pas être préparée une fois le stade terminé. Elle devrait faire partie du projet dès le départ.

Le guide technique publié par l’AFD en mars 2026 insiste précisément sur la nécessité d’intégrer, dès les premières phases, non seulement les besoins des utilisateurs et les choix techniques, mais également les futures conditions de gestion et d’exploitation. Le raisonnement porte ainsi sur l’ensemble du cycle de vie de l’infrastructure.

Cette approche peut modifier des décisions très concrètes. Un équipement techniquement sophistiqué n’est pas nécessairement le plus adapté si les pièces détachées sont difficiles à obtenir localement, si seuls des prestataires étrangers peuvent le maintenir ou si sa consommation énergétique devient trop importante pour l’exploitant.

De même, choisir une technologie moins complexe mais plus facilement maintenable peut parfois produire davantage de valeur sur vingt ans qu’une solution très performante au moment de l’inauguration mais difficile à exploiter ensuite.

La conception doit donc prendre en compte non seulement le prix d’achat, mais aussi le coût total de possession, les compétences disponibles, les consommations, la maintenance et les renouvellements futurs.

Cette logique rejoint directement la réflexion développée dans notre article sur les grands événements sportifs en Afrique et leur héritage : l’après-événement ne commence pas au lendemain de la compétition. Il doit être construit dans le projet initial.

Une politique de maintenance peut devenir une politique de compétences

Si les équipements sportifs doivent être mieux entretenus, une autre question apparaît immédiatement : qui possède les compétences nécessaires ?

Un patrimoine sportif moderne nécessite des profils très différents. Certains métiers existent déjà dans le bâtiment et les services — électricité, plomberie, froid et climatisation, informatique, sécurité, nettoyage — mais doivent être adaptés aux contraintes particulières des installations sportives. D’autres nécessitent une spécialisation plus forte : entretien des pelouses sportives, systèmes d’éclairage de compétition, gestion des piscines, billetterie, infrastructures audiovisuelles ou gestion technique des bâtiments.

Ce marché existe déjà concrètement dans certaines collectivités africaines. En Afrique du Sud, la ville d’Ekurhuleni recrutait récemment à titre permanent un opérateur spécialisé dans les pelouses et terrains sportifs, chargé notamment de l’entretien des surfaces, ainsi qu’un responsable du facility management dont les missions comprennent la conception et la mise en œuvre des programmes de maintenance des équipements.

Ces exemples ne permettent évidemment pas d’estimer le nombre d’emplois qui pourraient être créés à l’échelle africaine. Ils montrent en revanche que la gestion des infrastructures peut déboucher sur de véritables métiers permanents et qualifiés lorsque l’exploitation est structurée.

Pour les pays qui développent aujourd’hui leur patrimoine sportif, l’enjeu pourrait donc être de relier davantage les investissements en infrastructures aux politiques de formation professionnelle. La construction d’un parc d’équipements peut devenir simultanément l’occasion de créer des formations en gestion des installations, en entretien des surfaces sportives, en électrotechnique spécialisée ou en maintenance des systèmes techniques.

Le stade ne serait alors plus seulement un lieu qui emploie. Il deviendrait également un support de professionnalisation d’une nouvelle filière de services sportifs.

La maintenance peut aussi devenir un marché structuré pour les PME

Tous les métiers nécessaires à l’exploitation d’une infrastructure n’ont pas vocation à être internalisés.

L’exploitant peut conserver certaines fonctions en propre et contractualiser d’autres services : nettoyage, espaces verts, maintenance électrique, sécurité, systèmes informatiques, restauration, audiovisuel, petites réparations ou traitement des surfaces.

La manière dont ces marchés sont organisés devient alors déterminante.

Des contrats ponctuels et attribués uniquement lorsqu’une panne apparaît produisent peu de visibilité économique. À l’inverse, des contrats pluriannuels, assortis de niveaux de service, de calendriers d’intervention et d’indicateurs de performance peuvent permettre aux entreprises de mieux planifier leurs ressources.

La maintenance d’un parc sportif peut ainsi devenir un instrument de développement économique local à condition que les marchés soient suffisamment accessibles aux entreprises locales et que les niveaux de qualité attendus soient clairement définis.

Il faut toutefois éviter une lecture trop simple : externaliser ne signifie pas se désengager. Même lorsqu’un service est confié à une entreprise, l’exploitant doit conserver la capacité de définir les besoins, contrôler les prestations et vérifier le respect des standards.

La compétence de gestion reste donc indispensable.

Une infrastructure doit être gérée comme un actif

Le véritable changement consiste finalement à ne plus considérer un stade ou un complexe sportif comme un bâtiment achevé, mais comme un actif dont il faut préserver la valeur et la capacité de service.

Cela suppose de connaître son patrimoine technique, de disposer d’un inventaire des équipements, d’identifier leur état, leur durée de vie et leurs besoins d’entretien, puis de prioriser les interventions selon leur criticité.

La maintenance doit également pouvoir être pilotée par quelques indicateurs simples : part des interventions préventives et correctives, nombre de pannes critiques, délais de réparation, coût annuel de maintenance, disponibilité des installations, évolution de l’état des équipements, nombre de jours d’indisponibilité ou fréquence d’utilisation.

Cette approche permet de sortir d’une logique purement budgétaire. Une dépense de maintenance peut alors être regardée comme un investissement dans la disponibilité future de l’équipement.

Elle permet aussi d’établir une relation plus claire entre utilisation et entretien : plus l’infrastructure accueille d’activités, plus elle génère potentiellement de revenus, mais plus elle nécessite également un entretien organisé.

Le modèle économique et le modèle de maintenance doivent donc être pensés ensemble.

Comment Akong Sport Consulting aborde cette problématique

Chez Akong Sport Consulting, notre approche des infrastructures sportives ne commence pas par la question : « combien faut-il investir pour construire ? ». Nous cherchons d’abord à comprendre comment l’équipement devra fonctionner une fois livré.

Nous analysons les usages prévus, les publics concernés, les compétitions ou événements susceptibles d’être accueillis, l’organisation de l’exploitant et les sources potentielles de revenus. Cette première étape permet de déterminer le niveau de service que l’infrastructure devra réellement être capable de maintenir.

Le travail porte ensuite sur le patrimoine technique. Quels sont les équipements critiques ? Quelles installations nécessitent une maintenance réglementaire ou préventive ? Quelles compétences doivent être conservées en interne et quelles prestations peuvent être externalisées ? Quels éléments devront être remplacés à moyen terme et comment ces dépenses seront-elles financées ?

À partir de ce diagnostic, nous pouvons accompagner la structuration d’un plan pluriannuel de maintenance et d’exploitation, avec un calendrier d’intervention, des responsabilités clairement identifiées, des budgets prévisionnels et des indicateurs permettant de suivre l’état de l’actif.

La dimension économique fait partie intégrante de cette démarche. Nous examinons les possibilités de mutualiser certaines fonctions entre plusieurs équipements, de structurer des contrats accessibles aux PME, d’identifier les besoins de formation et de rapprocher progressivement l’exploitation du patrimoine sportif d’une véritable logique de filière.

Enfin, ce travail doit être relié au modèle d’exploitation. Une infrastructure peu utilisée restera difficile à entretenir durablement, même avec un excellent plan de maintenance. Il faut donc travailler simultanément sur la programmation, les usages sportifs, les événements, les services complémentaires et les recettes susceptibles de contribuer aux charges de fonctionnement.

L’objectif est de sortir d’un modèle dans lequel l’État ou la collectivité finance successivement la construction, la dégradation puis la réhabilitation, pour entrer dans une logique beaucoup plus durable : construire, exploiter, maintenir et renouveler.

Préserver l’investissement peut créer autant de valeur que le réaliser

L’Afrique continuera à avoir besoin de nouvelles infrastructures sportives. L’enjeu n’est donc pas d’opposer construction et maintenance.

Il est de les considérer comme les deux parties d’un même investissement.

La CAF elle-même place désormais la construction et la maintenance des stades parmi les enjeux stratégiques de développement des infrastructures dans ses associations membres. Ses programmes d’inspection portent notamment sur les pelouses, l’éclairage, la sécurité et les autres composantes techniques nécessaires au maintien des standards de compétition. La CAF associe ainsi explicitement développement des infrastructures et maintien de leur niveau opérationnel.

Chaque nouvelle infrastructure agrandit ainsi le patrimoine à gérer. Elle crée des besoins de techniciens, d’opérateurs, de prestataires, de gestionnaires et d’entreprises capables de maintenir son niveau de service.

Mais ce potentiel économique n’existe réellement que si trois conditions sont réunies : l’entretien est planifié, son financement est identifié et les compétences nécessaires sont développées localement.

Dans ce cas, la maintenance cesse d’être regardée comme une charge subie après la construction. Elle devient une activité économique récurrente, un marché pour les entreprises, un support de formation professionnelle et surtout une condition de préservation de l’investissement public.

Une infrastructure sportive ne crée donc pas durablement de la valeur parce qu’elle a été construite. Elle en crée lorsqu’elle continue, année après année, à être utilisable, fréquentée, entretenue et capable de remplir la fonction pour laquelle elle a été financée.

Crédit photo : Pexels User, via Pexels — utilisation selon la licence Pexels.


Transformer un patrimoine sportif en actifs durables

Chez Akong Sport Consulting, nous accompagnons les acteurs publics et les organisations sportives dans la structuration de leurs modèles d’exploitation, plans de maintenance, budgets pluriannuels, organisation des responsabilités, indicateurs de suivi et stratégies de valorisation des infrastructures.

L’objectif est de faire de la maintenance non plus une réponse ponctuelle aux pannes, mais une composante permanente du modèle économique et de la gestion du patrimoine sportif.

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